L’Esprit du Fleuve, par « Les Galandrines » : créé le 3 novembre 2017 (prochainement au Café de la Forge de Guillac -56, en novembre 2018)

L’Esprit du Fleuve

Recueil de poésie originale et spectacle de poésie et musique présenté par Les Galandrines.

 

Gaëlle Ealet  :  guitare et chant

Sandrine Le Mével Hussenet (Gaby Plume) : textes et voix

 

 

Duo féminin, voix et guitare, Les Galandrines (mariage des prénoms de Gaëlle et Sandrine) se sont constituées depuis le dernier Festival de Slam de Josselin-Mauron, en mars 2017.

Naissance d’une belle ambition où qualité et plaisir se partagent. Joie du faire et du dire. La musicienne et la poétesse se sont choisies, complices et confiantes, amoureuses l’une et l’autre des dons de l’une et de l’autre, elles se sont engagées pour une longue ballade/balade le long des berges du fleuve de l’inspiration et de l’art.

Voici leur première création, premier partage de mots et de notes de guitare classique, espagnole et populaire.

Un cheminement de femme, une quête d’identité, de l’enfance à la maturité, entre douceur et colère, sensualité et maternité, citoyenneté et intimité, pour dire l’espoir, la vie et « l’esprit du fleuve et l’inspiration qu’il abreuve ».

Hommage rendu aussi à la féminité d’Anne Sylvestre et au féminisme de George Brassens, tous deux mêlés aux eaux du fleuve des deux Galandrines.

 

Extrait :

Ce qui me reste

Il me reste les couleurs du vert

Gammes que le printemps libère

Il me reste les fleurs de pommiers

Les promesses du cerisier

Il me reste le parfum du lilas

Et bientôt celui du seringa

 

Il me reste les berges de la rivière

Pour mes promenades en solitaire

Il me reste les troupeaux alanguis

Des bœufs blancs et des brebis

Il me reste le vol des hirondelles

Et leurs impatiences dans le ciel

 

Il me reste le vent tiède au soleil

La danse prudente des rares abeilles

Il me reste l’ombre encore fraîche

Des arbres et leur belle sagesse

Il me reste la vibration de la terre

Sous mes pas et la caresse de l’air

 

Il me reste la forêt de Brocéliande

Et l’art des conteurs de légendes

Il me reste les mots et la poésie

Pour dire mes peines et ma fantaisie

Il me reste un amour immense

Pour toutes choses et leurs nuances

 

Il me reste cette jeunesse à instruire

Et ma patience pour l’aider à grandir

Il me reste mon envie de transmettre

Cette humanité qui la fera renaître

Il me reste les sourires et la grâce

Des élèves entrant dans ma classe

 

Il me reste mes filles et leur père

Elles sont belles et prospères

Il me reste leur élan et leur force

Pour entrer dans le monde féroce

Il me reste ma vie à parfaire

Sans jamais de l’espoir me défaire

 

Il me reste le goût des mangues

L’odeur du pain et le jus des viandes

Il me reste la caresse de mon chat

Sa chaleur sa douceur son soyeux délicat

Il me reste quelques nuits par hasard

La main de mon homme qui s’égare

 

Il me reste les appétits de mon corps

Et tout l’amour qu’il donnera encore

Il me reste ma peau sensible et douce

Ses étoiles ses frissons quand on la touche

Il me reste mes mains pour cueillir

Les baisers à venir et l’eau recueillir

 

Il me reste l’envie d’écrire l’envie de créer

L’envie de dire l’envie de clamer

Il me reste le partage évident

Du miracle des spectacles vivants

Il me reste à venir d’autres livres

Pour dire ma langue qui délivre

 

Il me reste l’esprit du fleuve

Et l’inspiration qu’il abreuve

Josselin, 23 mai 2016.

 

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